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PAGE SÈCHE et ENCRE SYMPATHIQUE
Balourd 10, que ne rebute pas l'emploi de l'encre sympathique, n'entretient pas pour autant la phobie de la page blanche. (Une encre sympathique devient invisible en séch
dimanche 29 novembre 2009
vendredi 27 novembre 2009
CATÉGORIQUE ET APPROXIMATIF
Culture
L'important réside en ceci : la vie culturelle de la plupart d'entre nous, exception de quelques insensibles au cuir à l'épreuve de tout, se résume à un slalom sans fin entre les œuvres à éviter et à de risibles efforts pour échapper aux «incontournables» (soit, au total – révisé –, 98 % de la production).
Un être humain normal est, sauf rarissimes exceptions, allergique à 75 % de la production culturelle de son temps. Autrement dit, 78 % (j'ai raffiné mon estimation) des livres, films, pièces de théâtre, etc., le laissent froid quand ils ne lui donnent pas carrément de l'urticaire.
S'il n'en tenait qu'à une seule personne prise au hasard, 82 % de la production contemporaine irait aux poubelles, pour motif d'indifférence ou d'insupportabilité caractérisée (données mises à jour).
(Parenthèse : il s'ensuit, me direz-vous, que 89 % de la population du globe décideraient de supprimer mon blogue de la toile si on offrait à tous l'opportunité de procéder à un tel ménage. Que non, mesdames, messieurs : mon blogue n'est pas un produit culturel. Il échappe donc à ces dévastatrices statistiques – que j'ai nettoyées d'une coquille en passant.)
S'il n'en tenait qu'à une seule personne prise au hasard, 82 % de la production contemporaine irait aux poubelles, pour motif d'indifférence ou d'insupportabilité caractérisée (données mises à jour).
(Parenthèse : il s'ensuit, me direz-vous, que 89 % de la population du globe décideraient de supprimer mon blogue de la toile si on offrait à tous l'opportunité de procéder à un tel ménage. Que non, mesdames, messieurs : mon blogue n'est pas un produit culturel. Il échappe donc à ces dévastatrices statistiques – que j'ai nettoyées d'une coquille en passant.)
L'important réside en ceci : la vie culturelle de la plupart d'entre nous, exception de quelques insensibles au cuir à l'épreuve de tout, se résume à un slalom sans fin entre les œuvres à éviter et à de risibles efforts pour échapper aux «incontournables» (soit, au total – révisé –, 98 % de la production).
Libellés :
99 %,
Culture,
Incontournable,
Slalom,
Statistiques
mercredi 25 novembre 2009
C'EST PAS MOI QUI L'AI DIT
Peau courte
Quand j'étais jeune et que je commettais une imprudence du type sortir en hiver sans foulard, mes parents me prédisaient que je mourrais de la «peau courte». Cette étrange maladie semble avoir été éradiquée depuis ; en effet, l'évocation même du mal ne recueille plus aucun écho et l'histoire des anciens cas a sombré dans l'oubli.
Quand j'étais jeune et que je commettais une imprudence du type sortir en hiver sans foulard, mes parents me prédisaient que je mourrais de la «peau courte». Cette étrange maladie semble avoir été éradiquée depuis ; en effet, l'évocation même du mal ne recueille plus aucun écho et l'histoire des anciens cas a sombré dans l'oubli.
lundi 23 novembre 2009
C'EST PAS MOI QUI L'AI DIT
Admirations
Billet remis en page et retouché le 22 janv. 2022.
3e position
Pyrrhus Ier (v. 318-272 av. J.-C.), roi d’Épire
Après une victoire couteuse en hommes contre les Romains, il aurait déclaré :Une autre victoire comme celle-là et nous sommes perdus (1).
Pyrrhus n’a pas inventé le Think Positive. Mais déjà, être roi « des Pires », avouez…
2e position
Oliver Cromwell (1599-1658), lord-protecteur du Commonwealth d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande
Au terme de la guerre civile anglaise qu'il avait remportée, une foule en liesse descendit dans les rues acclamer Oliver Cromwell à son entrée à Londres. Comme l'enthousiasme général lui valait les félicitations de ses lieutenants, Cromwell, pas plus impressionné, leur aurait rétorqué :Ils seraient encore plus nombreux à venir me voir pendre (2).
Phrase que tout politicien au faîte de sa popularité ferait bien de méditer (3)…
Première position
Constance Chlore (v. 250-306), empereur romain
Après un carrière militaire et politique dont nous nous fichons, a réalisé un recyclage unique dans l’Histoire en devenant en 1966 Constance Chlore, amie et confidente de Bérénice Einberg, personnage du roman L’Avalée des avalés de Réjean Ducharme. Rôle moins belliqueux et moins majestueux, certes, mais beaucoup plus fait pour attirer la sympathique (4).Cet empereur ne semble avoir laissé aucune déclaration digne de passer à l’Histoire.
Constance Chlore a été le père de Constantin, premier empereur romain chrétien, ce qui n’apporte pas vraiment d’huile à notre lanterne.
Ajout (23 juillet 2023)
À propos de Constance, j’ai lu ceci en 1991, plusieurs années après avoir lu Ducharme, sans relever ce passage qui ne me saute aux yeux que trente ans plus tard. Ducharme avait peut-être puisé son inspiration chez Barbey d’Aurevilly – ou alors il aura lu Gibbon :
La comtesse du Tremblay de Stasseville était une femme de quarante ans, d’une très faible santé, pâle et mince, mais d’un mince et d’un pâle que je n’ai vus qu’à elle. […] Sa pâleur teintée de soufre était maladive.Elle se fût nommée Constance, – disait Mlle Ernestine de Beaumont, qui ramassait des épigrammes jusque dans Gibbon, – qu’on eût pu l’appeler Constance Chlore.
Jules Barbey d’Aurevilly, « Dessous de cartes d’une partie de whist », dans Les Diaboliques.
Ce qui prouve qu’il ne suffit pas de lire, il faut aussi relire.
. . .
dimanche 22 novembre 2009
ÇA VA SANS DIRE
... me dit-elle :
— J'aime être inconsciente. Qu'on y pense, vers quoi tendons-nous chaque instant ? À l'émerveillement, à la fureur, à l'ivresse, à la fusion (amoureuse, érotique, mystique), à tout ce qui nous extrait, nous expulse, nous immerge ou nous absorbe. Être, quel ennui. Vite, un livre, un paysage, une musique, des yeux, un corps pour m'oublier. Où en étais-je ? Être ou ne pas être, pour moi, la question est vite réglée.
La Béotie 2009
Pourquoi elle, pourquoi moi ? Parce qu'elle était là, parce que j'y étais aussi. Avantage à la géolocalisation sur l'ontologie.
— J'aime être inconsciente. Qu'on y pense, vers quoi tendons-nous chaque instant ? À l'émerveillement, à la fureur, à l'ivresse, à la fusion (amoureuse, érotique, mystique), à tout ce qui nous extrait, nous expulse, nous immerge ou nous absorbe. Être, quel ennui. Vite, un livre, un paysage, une musique, des yeux, un corps pour m'oublier. Où en étais-je ? Être ou ne pas être, pour moi, la question est vite réglée.
La Béotie 2009
Pourquoi elle, pourquoi moi ? Parce qu'elle était là, parce que j'y étais aussi. Avantage à la géolocalisation sur l'ontologie.
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Géolocalisation,
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La Béotie,
Ontologie
samedi 21 novembre 2009
N'IMPORTE QUOI
Raccords
Nous vivons à l'époque – triste époque – de la femme à coutures. Je fais allusion à cette cuirasse composée d’étroits fuseaux raboutés par un réseau de coutures en relief ayant la délicatesse de raccords de soudure : le jean.
Pour mieux galber les formes féminines, paraît-il. À croire que lesdites formes sont sillonnées d'un réseau de scarifications longitudinales.
Les doubles rondeurs des fesses féminines – les seules qui importent sur terre – s’effacent sous la multiplication croisée de nervures hypertrophiées (auxquelles s'ajoutent les coutures des pièces rapportées que sont les poches) au point de présenter le faciès – si l’on ose dire – d’un caparaçon de tôles rivetées.
Il ne manque même pas les têtes de clou pour parfaire l'illusion.
L'œil qui cherche une surface à caresser de la main, déçu dans ses espérances, se déporte vers l'horizon, tout chargé d'un regard triste et lointain. (Note. – Revoir cette phrase.)
Triste, triste époque.
Nous vivons à l'époque – triste époque – de la femme à coutures. Je fais allusion à cette cuirasse composée d’étroits fuseaux raboutés par un réseau de coutures en relief ayant la délicatesse de raccords de soudure : le jean.
Pour mieux galber les formes féminines, paraît-il. À croire que lesdites formes sont sillonnées d'un réseau de scarifications longitudinales.
Les doubles rondeurs des fesses féminines – les seules qui importent sur terre – s’effacent sous la multiplication croisée de nervures hypertrophiées (auxquelles s'ajoutent les coutures des pièces rapportées que sont les poches) au point de présenter le faciès – si l’on ose dire – d’un caparaçon de tôles rivetées.
Il ne manque même pas les têtes de clou pour parfaire l'illusion.
L'œil qui cherche une surface à caresser de la main, déçu dans ses espérances, se déporte vers l'horizon, tout chargé d'un regard triste et lointain. (Note. – Revoir cette phrase.)
Triste, triste époque.
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Jeans,
N'importe quoi
vendredi 20 novembre 2009
VISUEL
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