PAGE SÈCHE et ENCRE SYMPATHIQUE

Balourd 10, que ne rebute pas l'emploi de l'encre sympathique, n'entretient pas pour autant la phobie de la page blanche. (Une encre sympathique devient invisible en séch
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vendredi 17 mars 2023

Les équinoxes, ça m'est égal

Ah, le printemps, quand on ouvre enfin les fenêtres et que la rumeur du dehors entre dans la maison.

Ah, l'automne, quand on ferme enfin les fenêtres et que l'intérieur se recueille dans le silence.

On n'est jamais content, ou alors pas longtemps.

(Ce court texte n'aura peut-être pas le temps de vous déplaire.)

samedi 4 septembre 2021

Une saison chasse l'autre

 

Promenade cet après-midi. Le soleil chauffe mais il est déjà étranger, comme ajouté au décor.


samedi 19 septembre 2020

Fraîcheur de saison


Voici venue la saison du soleil qui éclaire mais qui ne chauffe pas.

mardi 17 mars 2020

La vie aux temps de la COVID-19


En ces temps d'isolement volontaire, on se sent un peu comme le Minotaure au milieu de son labyrinthe : personne ne trouve le chemin pour nous joindre et nous-mêmes ne trouvons plus celui de la sortie.

Version longue 

Isolation

Cette année-là, la période d’hibernation terminée, les gens se sont empressés de se claquemurer au lieu de courir se chauffer au soleil.

De rares piétons ne sortaient pas sans apporter un balai. Non pour œuvrer au ménage du printemps, mais pour tenir à bonne distance les autres assez audacieux pour se risquer dehors.

— On se sent un peu comme le Minotaure au milieu de son labyrinthe : personne ne trouve le chemin pour nous joindre et nous-mêmes ne trouvons plus celui de la sortie, m’a dit mon voisin de palier sur le seuil de sa porte et derrière son masque.

Une fois que je me fus assez éloigné, il pulvérisa du désinfectant dans l’air et sur les traces de mes pas.

Les parents s’enfermaient avec leurs enfants à domicile : j’appréhendais les cas de cannibalismes à venir, destinés à masquer ou à justifier d’inévitables infanticides.

Les malheureux qui n’habitaient pas avec leur partenaire dormaient seuls sous la couette.

Grâce au télétravail, les personnes en couple découvraient qu’elles ne s’étaient mutuellement supportées jusque-là que dans la mesure où le boulot, les activités et les amis leur évitaient de se côtoyer vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Les malheureux qui n’habitaient pas avec leur partenaire dormaient seuls sous la couette. Les sites de rencontres fermaient, ne servant plus à rien.

Les personnes qui avaient de l’âge se méfiaient de celles qui en avaient moins.

Pour me consoler, je pense à l’automne, à la lumière de l’automne. C’est beau l’automne et, assez souvent, tiède. Même chaud, parfois.

samedi 29 octobre 2011

NOUVEAU MESSAGE

Interrogations automnales

À quoi sert une plage en automne ?

L'horizontalité de l'eau tient-elle d'un parti pris entêté ?

Partout, les arbres perdent leurs feuilles ; pourtant, ici, dans 
ce coin d'Ottawa, on se croirait en été. Pourquoi donc ?

Photos : secteur de la plage Westboro, Ottawa, 29 oct. 2011.

lundi 10 octobre 2011

NOUVEAU MESSAGE

Mimétisme
En ville, l'automne, les trottoirs aussi prennent un aspect bariolé.



Photos : Gatineau, 10 octobre 2011

NOUVEAU MESSAGE

Photo 100 % naturelle, pixels libres de tout photoshopage.

 Interrogation bien de saison
Quand, en automne, durant une sortie hors de la ville, il nous vient le réflexe de corriger la saturation des couleurs du paysage réel parce que la lumière du sous-bois, filtrée par le feuillage des arbres, est trop jaune, peut-on dire que Photoshop et l'informatique ainsi que le monde virtuel en général commencent à contaminer notre esprit ?