PAGE SÈCHE et ENCRE SYMPATHIQUE

Balourd 10, que ne rebute pas l'emploi de l'encre sympathique, n'entretient pas pour autant la phobie de la page blanche. (Une encre sympathique devient invisible en séch
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dimanche 14 mars 2021

Hora fugit

 

J'ai voulu programmer la parution d'un article dans ce blogue pour le 14 mars à 2 heures du matin afin que sa mise en ligne coïncide avec le moment où l'on avance les horloges à l'heure d'été. Impossible, le système reportait la parution à heures, les aiguilles des cadrans devant passer ce jour-là par-dessus une heure entière sans s'y attarder une seconde. 

Que l'on avance d'une heure, ça ne me dérange pas ; mais qu'on abolisse réellement soixante minutes, ça me trouble un peu. C'est comme si on trouait la trame du temps.

Carpe diem qu'ils disent. Mais comment saisir ce qu'on nous escamote ?

Hora fugit...

J'ai donc programmé mon article pour 1 h 59. Il paraîtra avec soixante secondes d'avance sur l'heure primitivement désirée (2 h 00) et datera déjà d'une heure une au terme de cette minute.


PS.- La parution de cet article a été programmée pour le 14 mars à 2 h 00 afin qu'il soit mis en ligne à 3 h 00, une minute après celui programmé pour une heure et une minute plus tôt, à 1h59. 

Vous me  suivez ?


Carpe horam

 

Si vous avez une heure à perdre, c'est le moment.


dimanche 19 juillet 2020

Dit-elle


Les dits de ma voisine : Carpe diem

Le programme de la journée se résumait à peu de choses : partir du point A, me rendre au point C en passant par le point B. Arrivée en bout de course, rien ne m’obligeait à revenir tout de suite au point A. Rien non plus ne me contraignait à privilégier la ligne droite à l’aller comme au retour. J’étais en vacances, l’accent circonflexe du verbe flâner m’avait toujours semblé viser quelque inaccessible nirvana. Il n’y a que les forçats des loisirs pour se sentir redevables de chaque seconde de leur temps.

Carpe diem qu’ils disent, ces stakhavonistes de l’épicurisme. Au diable ! Je ne carpe rien du tout, trop fatiguant, je préfère laisser s’enfuir le temps ; il passe et s’échappe très bien sans nous. Qui donc aurait l’audace de prétendre être en position de le retenir ou de l’accélérer ? Laissons le temps couler, et même s’écouler, de lui-même. Moi, je me la coule douce.