1. L’érudition de Wikiki permettra de renseigner ceux qui veulent en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger
Balour 10
ENCRE SYMPATHIQUE
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PAGE SÈCHE et ENCRE SYMPATHIQUE
mardi 1 septembre 2026
Observation sur le chat de Schrödinger
vendredi 31 juillet 2026
Polite Pinker
Lecture de How the Mind Works, de Steven Pinker.
À la page 370, on trouve un passage sur la théorie des Four F's qui sous-tendraient l'esprit humain : « feeding, fighting, fleeing and sexual behavior ».
Ça ne fait que trois F. Je crois savoir quel est le quatrième mot. Un indice : il commence par f et se termine par... Bon, vous savez déjà.
Polite Pinker, vraiment...
mercredi 29 juillet 2026
Perfect Body, Imperfect English
L’anglais - une langue que j'aime bien, je voudrais qu'il n'y ait pas de malentendu ici - a parfois de drôles de mots qui font naître des sentiments qui n'ont rien à voir avec leur signification.
Prenez par exemple proud. On dirait une exclamation de mépris ou de dégoût qu'on ne pourrait prononcer qu'en postillonnant, soit l'inverse exact de ce que le mot prétend signifier. Le fait que proud provienne du mot français « preux » (cf. prud’homme) ne change rien à l'affaire.
Prenez encore le mot breast. On se demande si cette « bête » mord. Qui s'y frotte s'y pique, peut-être ? Rien à voir avec les seins, avouez-le.
Et les legs : je préfère les jambes.
La chanson Suzanne de Leonard Cohen, l'une de mes chansons préférées entre toutes les chansons qui existent et que je ne me lasse pas d'écouter me fait toutefois tiquer chaque fois que reviennent les mots perfect body. On se retrouve avec trois consonnes occlusives rapprochées, p, b et d à l'effet disgracieux. Surtout, body a quelque chose de trapu et de bancal dans sa brièveté avec son y qui le ferait tenir de guingois. Les premiers vers, par exemple, sont beaucoup plus mélodieux : Suzanne takes you down/To her place near the river/You can hear the boats go by...
Tout le reste de la chanson est de la même eau, magnifique, oubliez mes ridicules reproches.
Vous pouvez l'écouter ici (YouTube).
samedi 11 juillet 2026
Dit-elle
Les dits de ma voisine : post-partouze
Trois heures du matin ; j’étais allée dans la cuisine reprendre mes esprits. La partouze avait débuté à 21 heures, j’avais raisonnablement donné de ma personne (faisons le compte : non, plus tard…) ; maintenant, je pensais à m’en retourner chez moi. En attendant, je goûtais les minutes de tranquillité que m’offrait la pièce déserte. Je me versais un verre d’eau quand Zoé fit son entrée.
— Tiens,
nous sommes deux pareilles, dit-elle.
Sa
venue me réjouit, sans que je puisse expliquer les causes de cet emballement
soudain. Après tout, nous n’avions jamais cherché à nous rapprocher de toute la
soirée.
— Deux
à avoir soif ?
— Non,
je veux dire, nous sommes deux filles toutes nues.
— C’est
banal ici.
Ses
yeux m’arrivaient aux lèvres. Elle prit un verre dans l’armoire ; je pus
apprécier la cambrure des reins, le profil d’un sein, la souplesse du geste, de
la nuque aux talons, du petit doigt au petit orteil. Son visage, un peu banal,
avait une douceur inexplicable par le seul effet de son sourire ; c’était
peut-être les yeux bruns, c’était peut-être aussi l’habitude de regarder les
gens bien en face en pensant : « Je n’ai pas un très beau visage, je le sais, mais le reste est très
bien, et ça, vous ne pouvez que le soupçonner. »
Le
reste était très bien.
Nous
avons parlé quelques minutes, appuyées au comptoir, sans être dérangées.
Le
courage lui manquait pour appeler un taxi ou pour quémander un lift. Elle jeta un regard sur elle-même, eut un geste
du bras le long de son corps :
— En
plus, je voudrais prendre une douche.
— Viens
chez moi, c’est à deux pas. Tu partiras demain reposée, après déjeuner. Ou
après diner.
La
demeure ressemblait à champ de bataille après la bataille. Des râles, des
plaintes, des soupirs ; des corps étaient couchés dans la pénombre,
immobiles ou animés de quelque reptation aveugle ; des silhouettes
traversaient les pièces à demi courbées ou s’éclipsaient dans le couloir.
Je
pris mes affaires et les roulai en boule.
— Tu
ne t’habilles pas ?
— J’habite
vraiment à deux maisons d’ici et il ne passe personne à cette heure dans la
rue.
X,
notre hôte, vint nous saluer dans le vestibule ; plus tôt dans la soirée,
il avait ramoné Zoé avec entrain. Il avait eu le temps de récupérer ses forces
puisqu’il se présenta à nous précédé d’une superbe érection dont la future
bénéficiaire demeura patiemment dans l’ombre, derrière son dos. Cet homme était
infatigable. Mais tout ça ne nous concernait plus.
Zoé,
moins sûre que moi de l’improbabilité d’éventuelles rencontres, me devança sur
le chemin de mon logement, m’offrant l’effacement et l’illumination alternés de
ses fesses blanches sous la lumière des lampadaires.
Nous
avons pris notre douche ensemble, trop épuisées pour entreprendre quoi que ce
soit d’autre.
Je
me jetai sur le lit. « J’ai encore les cheveux mouillés » dit Zoé.
— Couche
toi la tête sur ma poitrine, dis-je, ouvrant les bras dans le courant d’air
frais qui venait de la fenêtre. Tu me réchaufferas.
Le
ciel pâlissait. Le temps des canicules est derrière nous, on pouvait dormir
collée-collée.
C’est ainsi que Zoé dormit pour la première fois dans mes bras sans que nous ayons fait l’amour au préalable. C'était inverser l'ordre des choses, mais tout dans notre histoire, dès le début, se fit à l'envers de la coutume.
vendredi 10 juillet 2026
Dit-elle
Au travail, boutique de pierres, cristaux et bimbeloterie, à une cliente :
« Mais oui, Madame. Nos agates et nos améthystes guérissent de tout : de tout ce qui ne requiert aucun soin ni remède. »
Version originale d'une déconvenue

Entre onze heures et minuit, 1949, à 1:28:46.
Source : rarefilmm.com*
Le texte original, sous-titré ici en anglais (saisie d'écran), est :
« Ça alors, j'ai pas de veine, moi : pour une fois que je fais avouer un coupable, il est innocent. »
Je viens de découvrir cette réplique, dans Entre onze heures et minuit, de Henri Decoin. Le film date de 1949.
Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?
Un peu plus de dix ans plus tard, on retrouve les mêmes mots, ou presque, en tout cas la même déconvenue, à la page 60 des Bijoux de la Castafiore, de Hergé.
Autre réplique amusante du film (de mémoire) :
- Mais je l'ai dans la peau !
- À chacun son eczéma.
Références
- Entre onze heures et minuit
Film policier de Henri Decoin, 1949, avec Louis Jouvet et Madeleine RobinsonDurée 1:35
Source : rarefilmm.com*, avec sous-titres en anglais.
- Les Bijoux de la Castafiore
Bande dessinée, Hergé1961-1962 : publication dans le journal Tintin
1963 : publication en album
- * rarefilmm.com
Site fiable selon scamdoc.com, scamadviser.com et Google Safe Browsing, consultés.Inscriptions en alphabet cyrillique : origine russe ou d'un autre pays de l'Europe slave ?
À vous de faire vos vérifications.
dimanche 21 juin 2026
Dit-elle
Les dits de ma voisine : jeux dangereux, épisode 1
Arrêtez un inconnu sur le trottoir, lui dire « Monsieur, je vous ai vu (le vouvoiement est important) et j’ai décidé de consacrer ma vie à votre bonheur ». Profitez de la stupéfaction du bonhomme pour vous éloigner dignement et prestement.



