PAGE SÈCHE et ENCRE SYMPATHIQUE

Balourd 10, que ne rebute pas l'emploi de l'encre sympathique, n'entretient pas pour autant la phobie de la page blanche. (Une encre sympathique devient invisible en séch
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mardi 21 juillet 2020

Rayons accueillants


— Je ne sais pas quoi lire.
— Mais tu as toute une bibliothèque chez toi.
— Tout le monde sait que les livres d'une bibliothèque ne sont pas là pour être lus, mais pour accueillir les nouveaux qui s'ajouteront.

jeudi 2 janvier 2020

Dit-elle


Dit-elle ou les dits de ma voisine : compilation

Lecture silencieuse
J’aime lire, dit-elle. Ça ne fait pas de bruit. Rien que le frottement des pages. Un « slurp » de temps à autre (gorgée de café). L’air du temps, limpide, comme il l’est toujours, mais on ne s’en rend jamais compte. Si le cerveau avait des gargouillis – digestion de lectures ou macération d’idées noires ; tu imagines, au restaurant ou dans l’autobus, un gargouillis cérébral d’appétit sexuel !

Propriété
– Les gens n'appartiennent à personne..., dit-elle.
– Dommage, il y en a qu'on aimerait rapporter à leur propriétaire..., dis-je.

En toute franchise
– La dernière personne avec qui j'ai été franche était vraiment la dernière des personnes.

Parenthèses
(Après, je suis d’une compétence rare. Pendant, c’est une autre paire de manches, les choses ne deviennent évidentes qu’ensuite, quand les faits se métamorphosent en événements historiques. Pour l’information continue, je suis zéro, je n’excelle qu’en récits de jadis et de naguère, en faits revisités, synthèses et analyses après-coup. J’ai l’esprit de l’escalier – et mon escalier est bâti en colimaçon, ce qui explique le léger tournis qui affecte mon esprit et qui, parfois, propulse mes propos dans une déconcertante trajectoire spiralée.)

Poire
– Quand on parle de couper la poire en deux, dit-elle, je me sens toujours visée.

mardi 29 décembre 2015

NOUVEAU MESSAGE


Temps de cerveau disponible, comme disait l'autre.

«Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.»
Montesquieu, 1689-1755

Qui trouve une heure pour lire aujourd'hui ?

mercredi 3 octobre 2012

NOUVEAU MESSAGE

Ban This Book

Les dangers de la lecture, par Grant Snider (en anglais) :

http://www.incidentalcomics.com/2012/10/ban-this-book.html


samedi 21 juillet 2012

NOUVEAU MESSAGE

Il n'y a pas que les rats de bibliothèques...

Encore un coléoptère bibliophile
Les vrais lecteurs jettent toujours un coup d'œil à la 4e de couverture.


 La littérature réserve bien des plaisirs, encore faut-il ne pas lui tourner le dos.


Pour les personnes qui tireraient hâtivement des conclusions erronées de la lecture de quelques mots glanés au hasard sur ces clichés, je signale que je suis en train de lire (du moins, quand un «six pattes» ne me dérange pas) le Sexe, l'Homme et l'Évolution, de Pascal Picq et Philippe Brenot, Odile Jacob, 2009, 2012, 236 pages.


dimanche 17 juin 2012

NOUVEAU MESSAGE

Lecture au soleil

À défaut de coquilles à se mettre sous la dent, visite consolatrice d'une coccinelle (?) bleu de Prusse. L'œuvre si appréciée de notre coléoptère bibliophile est Pourquoi lire ?, de Charles Dantzig (Grasset, Le Livre de Poche, 2010).
Photos : 17 juin 2012.







jeudi 2 février 2012

NOUVEAU MESSAGE

Lecture rapide
Toute personne qui ouvre un livre espère qu'il s'avèrera assez mauvais pour abandonner sa lecture dès la troisième page.

lundi 28 décembre 2009

ÇA VA SANS DIRE

Concision
Mon rêve : rédiger un texte aussi rapide à composer qu'à lire. C'est fait.

Lecture
Le texte qui n'a pas besoin d'être lu a-t-il déjà été écrit ?

Calibrage
L'idéal serait un texte dont la fin coïnciderait avec celle de la capacité d'attention du lect

mercredi 4 novembre 2009

ÇA VA SANS DIRE

Camisole de force
L'humanité est peuplée de fous et chacun se prend pour le gardien de l'asile.

Elle dit :
J’aime lire. Ça ne fait pas de bruit. Rien que le frottement des pages. Un «slurp» de temps à autre – gorgée de café. L’air du temps, limpide, comme il l’est toujours, mais on ne s’en rend pas compte. Si le cerveau avait des gargouillis – digestion de lectures ou macération d’idées noires… Tu imagines, au restaurant ou dans l’autobus, un gargouillis cérébral d’appétit sexuel !

Salades
Je me suis rendu compte que quelque chose n’allait plus quand j’ai trouvé du réconfort au sourire des salades.
Les pommes de laitues me souriaient au supermarché. En amoncellement, en troupeau, en meute, en tas ; leurs joues rondes de bonnes poires, contenues par les mailles d’un treillis en plastique qui laissait s’échapper ça et là la frisure délicate d’une feuille humectée de quelques gouttes d’une rosée artificielle, étaient d’un vert si tendre, d’un vert si rempli de soleil que j’en étais à mon tour attendri et béat.
C'était un signe, assurément. Mais de quoi ?