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Vue du ciel par parachute fermé. |
L’esprit, comme un parachute, ne fonctionnerait qu’à la condition d’être ouvert.
C’est ce que l’on dit, c’est ce que j’entends.
Mais qui donc se balade avec un parachute ouvert ?
On les garde (les parachutes) bien repliés dans leur sac et on ne les ouvre (les sacs, et donc les parachutes) que dans des cas exceptionnels. Que feriez-vous d’un parachute sali et déchiré qui vous suivrait comme la traîne d’une mariée ivre ou égarée ?
Pliez votre cerveau avec grand soin avant de le ranger promptement. C’est ainsi qu’il ramassera le moins de poussière et qu’il conservera sa jolie teinte rose.
« Le cerveau est un organe inutile, je le déplore chaque jour ; que comprend-il de la réalité, ce circonvolu enfermé dans sa boîte crânienne, replié qu’il est comme une paire de chaussettes roulées au fond d’une bottine ? » (« Chronique des beaux jours », dans Grève des anges, p. 55.)
Henri Lessard, Grève des anges – Nouvelles. Les Éditions L’Interligne, Ottawa, coll. « Vertiges », 2019, 104 pages.
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